Dans les oreilles de mon père : Félix Leclerc

Félix_Leclerc
Partager

Mon père, Paul Huysegoms, est né en 1945. A cette époque, une bonne manière de découvrir le monde était de se rendre à l’Expo 58. C’est lors de ses fréquentes visites que mon père, enfant, a écouté pour la première fois le chanteur Félix Leclerc.

Une vitrine où chaque pays montrait ce qu’il avait de meilleur

L’expo 58 était un lieu où mon père et sa famille appréciaient se rendre. Vu l’enthousiasme des enfants, les parents avaient opté pour un abonnement. Paul, 13 ans, s’y rendait donc toutes les deux semaines, parfois même toutes les semaines, en famille.

Tout n’était pas rose

L’expo 58 s’est tenue du 17 avril au  sur le plateau du Heysel. Ce joyau de la Belgique attira près de 42 millions de visiteurs. Mais parmi les merveilles exposées, “il y avait aussi de la manipulation“, me raconte mon père. “Dans le pavillon congolais par exemple, on pouvait voir des filles congolaises tisser des paniers alors que les conditions de vie de ces personnes étaient tout autre.“, me confie mon père, 72 ans aujourd’hui.

La découverte de pavillon canadien

Bien installé sur le canapé de mon salon, avec comme fond musical des chansons de Félix Leclerc, mon père poursuit et me livre ses souvenirs. Pour lui, le pavillon canadien était le plus intéressant.

« Une des images qui me reste, c’est un documentaire sur l’abattage des arbres et leurs transports par voie fluviale. Le fleuve conduisait les troncs de bouleaux tout seuls. Ils faisaient leur petit voyage, certains attachés les uns aux autres. »

Mon père a aussi vu des films expérimentaux comme « les chaises » de Mack Sennett. A l’époque, ce dernier était appelé « The king of comedy » (« Le roi de la comédie »).

« C’était surréaliste et cela touchait mon âme d’enfant ».

(ndlr. : il faut encore que je retrouve cette vidéo sur Internet)

Le coup de foudre avec Félix Leclerc, chanteur canadien

C’est au cœur de ce même pavillon que mon papa a découvert un chanteur canadien, Félix Leclerc. Ce chanteur ne le quittera plus jamais. « C’est le Brassens du Québec ! », conclut mon père.

Tu veux découvrir le monde ? Viens à Bruxelles !

Aujourd’hui, en 2018, si on désire découvrir le monde, rien n’a vraiment changé. En effet, il n’est pas obligatoire de voyager loin. A Bruxelles par exemple, il y a une multitude de nationalités. Et autant d’événements culturels pouvant faire office de passerelles entre les richesses des uns et des autres pays et des personnes.

Partager une chanson que l’on aime à quelqu’un, c’est à mon sens déjà une forme d’ouverture et de partage. Merci papa.

 

Claire Huysegoms

 

 

 


Partager

Commentaires

commentaires